Diagnostic et traitement de l’hypocalcémie

Le BMJ du  7 juin 2008 a fait une courte mise au point intitulée « Diagnosis and management of hypocalcemia » sur le diagnostic et le traitement de l’hypocalcémie.

Nous rappelons les principaux points de cet article. Les normes de concentrations de calcium dans le sérum sont comprises entre 2,10 et 2,60 mmol par litre, soit 84 à 104 mg par litre. Mais chez les personnes qui ont une albumine sérique anormale, différente de 40 g par litre, il peut être nécessaire de «corriger» la valeur de la calcémie mesurée en tenant compte du taux d’albumine ; en réalité c’est le calcium ionisé qui compte mais son dosage demande des conditions particulières de prélèvement et il est peu utilisé en pratique courante. Les principales causes d’hypocalcémie sont la déficience en vitamine D, l’hypoparathyroïdisme, des troubles rénaux et diverses autres causes dont une hypomagnésémie. L’hypocalcémie peut se manifester par des symptômes peu spécifiques : fourmillements, engourdissements, contractions musculaires et par l’existence d’un signe de Chvostek, peu spécifique et par le signe de Trousseau, plus spécifique, obtenu par le gonflement d’un appareil à tension autour du bras.

Le traitement de l’hypocalcémie repose en urgence sur l’administration par voie intraveineuse de gluconate de calcium, par exemple Gluconate de calcium Lavoisier*, solution injectable et dans les conditions habituelles sur la prise de calcium et de vitamine D (qui en cas d’hypoparathyroïdie et d’ostéodystrophie rénale doit être le calcitriol, Rocaltrol*).

Une lettre adressée au BMJ rappelle que le calcium pris par voie buccale sous forme de carbonate est mal absorbé par le tube digestif en cas d’achlorhydrie et donc chez les malades traités par des inhibiteurs de la pompe à protons, voir calcium.

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