Antithyroidiens de synthèse pendant la grossesse

Une étude coréenne  publiée dans Annals of Internal Medicine  du 23 janvier 2018 confirme et précise l’influence du traitement par antithyroïdiens de synthèse, ATS, propylthiouracile et méthimazole sur le risque de malformations de l’enfant lors qu’ils sont administrés au cours de premier trimestre de la grossesse. La prévalence de malformations congénitales était chez les enfants nés de femmes non traitées par les ATS de 5,94 % et chez les femmes traitées de 7,3 %. L’augmentation de la prévalence de malformations était de 9 cas pour 1000 naissances avec le propylthiouracile et de 17 cas avec le méthimazole. Ce qui conduit, en cas de nécessité de traitement par antithyroïdiens pendant la grossesse, à préférer le propylthiouracile au méthimazole.

Une étude  suédoise parue dans European Journal of Endocrinology en Août 2017 n’a pas mis en évidence une augmentation du risque de malformations congénitales à la suite des traitements de femmes enceintes par le propyl thiouracile ou le méthimazole mais cette étude indique que certaines malformations particulières peuvent être liées à la prise de l’un de ces médicaments.

Voir antithyroïdiens de synthèse.

Le methimazole, appelé aussi thiamazole est commercialisé sous le nom de Thyrosol*,  le carbimazole commercialisé sous le nom de  Néo-mercazole, ce dernier ayant comme métabolite actif le methimazole). Le propylthiouracile est commercialisé sous le nom de Propylex*. Le benzylthiouracile, non cité dans les articles cités est commercialisé sous le nom de Basdène*.

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