Un antimalarique potentiel, une trioxaquine

Le paludisme est causé par des Plasmodia (pluriel de Plasmodium) qui sont devenus résistants à beaucoup d’antimalariques. Le besoin de disposer de nouveaux médicaments actifs contre les souches résistantes est grand.

Un article paru dans le PNAS du 11 novembre 2008, intitulé « Selection of a trioxaquine as an antimalarial drug candidate[1] » montre l’efficacité in vitro et chez l’animal de molécules de type trioxaquine, dont le PA1103/SAR116242. Le terme trioxaquine est utilisé par les auteurs parce que les molécules comportent à une extrémité une structure 1,2,4 trioxane comme celle de l’artémisinine et à l’autre extrémité une structure 4-aminoquinoline comme celle de la chloroquine.  Nous indiquons ci-dessous les formules chimiques correspondantes pour illustrer ces données.

Nous avons sélectionné cette trioxaquine,  même si elle a encore de très nombreuses étapes à franchir avant de devenir un médicament, pour ceux qui s’intéressent à la chimie thérapeutique.

La cible de ces molécules est l’hème et le fer. Pharmacorama a depuis plus de 10 ans classé ce type d’antipaludique en fonction de leur mécanisme d’action au niveau du fer et de l’hème.

Références citées

  1. Coslédan F, Fraisse L, Pellet A, Guillou F et coll. Selection of a trioxaquine as an antimalarial drug candidate. Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A.. 2008;105(45):17579-17584. doi:10.1073/pnas.0804338105