Folates dans les maladies psychiatriques

Un article paru dans JAMA Psychiatry[1] (qui s’appelait auparavant Archives of General Psychiatry) du 6 mars 2013 montre que  chez des schizophrènes sous traitement neuroleptique une supplémentation quotidienne par 2 mg d’acide folique et 400 microgrammes de vitamine B12 pendant 4 mois a réduit l’importance des symptômes négatifs de la maladie (sans modifier les symptômes positifs) mais cette réduction  n’a été nette que chez les malades ayant le génotype FOLH1 484T/T contrôlant des enzymes impliquées dans l’absorption et le métabolisme des folates. 

Selon un article du JAMA[2] du 13 février 2013 la supplémentation périconceptionnelle (de 4 semaines avant à 8 semaines après la conception) de la mère en folate est corrélée à une diminution du risque de troubles de type autistique chez l’enfant, risque diminué de l’ordre de 50 %. Cette étude a été menée en Norvège sur plus de 85 000 enfants, dont114 ont présenté des troubles de type autistique. 

Pour en savoir plus sur l’acide folique, voir ici.

Références citées

  1. Roffman JL, Lamberti JS, Achtyes E, Macklin EA et coll. Randomized Multicenter Investigation of Folate Plus Vitamin B 12 Supplementation in Schizophrenia. JAMA Psychiatry. 2013;70(5):481. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.900
  2. Surén P, Roth C, Bresnahan M, Haugen M et coll. Association Between Maternal Use of Folic Acid Supplements and Risk of Autism Spectrum Disorders in Children. JAMA. 2013;309(6):570. doi:10.1001/jama.2012.155925