Antagonistes de l’angiotensine II

Les antagonistes de l’angiotensine II actuellement commercialisés ou en cours de développement sont de type AT1.

La principale conséquence de l’inhibition des récepteurs AT1 est la réduction ou la suppression de l’effet vasoconstricteur et de l’effet facteur de croissance de l’angiotensine II.

Les premiers inhibiteurs des récepteurs AT1, comme la saralasine, avaient une structure polypeptidique et n’étaient pas adaptés à une utilisation en thérapeutique car ils n’étaient pas actifs par voie buccale.

Le losartan est le premier des antagonistes des récepteurs AT1 de structure non polypeptidique, actifs par voie buccale. Sur le plan pharmacocinétique, il est métabolisé dans l’organisme en un métabolite plus actif que lui. Il est utilisé comme antihypertenseur, seul ou associé à un diurétique thiazidique. Le valsartan, l’irbésartan, le candésartan, le telmisartan, l’éprosartan et l’olmésartan sont d’autres inhibiteurs des récepteurs AT1 de l’angiotensine II, ayant globalement des propriétés similaires à celles du losartan et s’administrent par voie buccale.

L’utilisation des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine pendant la grossesse est déconseillée : le premier trimestre pour un possible risque tératogène et pendant les deuxième et troisième trimestres en raison d’oligoamnios, d’insuffisance rénale foetale, de retard d’ossification fœtale.

Les avantages et les indications préférentielles des antagonistes de l’angiotensine par rapport à ceux des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) restent à préciser. Ils ne provoqueraient pas ou peu de toux et d’angio-oedème, effets indésirables particuliers parfois observés avec les IEC, mais augmentent la concentration d’angiotensine dont les conséquences à long terme sont mal connues mais pourraient être bénéfiques car le maintien de la stimulation des récepteurs AT2 aurait théoriquement un effet vasodilatateur et antimitogène.

En pratique, les IEC ont cependant plus de preuves en leur faveur pour la réduction de la mortalité totale et d’origine cardiovasculaire que les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II. Selon certaines études, ces derniers ou certains d’entre eux, bien qu’abaissant la pression artérielle, seraient sans effet sur le risque cardiovasculaire et l’augmenteraient peut-être parfois. Les études en cours devraient permettre de mieux préciser ce point.

Losartan

COZAAR* Cp 50 mg

Valsartan

TAREG* Cp 40 et 80 mg

Irbésartan

APROVEL* Cp 75, 150 et 300 mg

Candésartan

KENZEN* Cp 4, 8 et 16 mg

Telmisartan

PRITOR* Cp 40 et 80 mg

Eprosartan TEVETEN* Cp 300 mg
Olmésartan

OLMETEC* Cp 10, 20 et 40 mg

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Il existe des spécialités associant antagonistes de l’angiotensine II et hydrochlorothiazide, diurétique hypokaliémiant. Nous en citons quelques exemples.

Losartan + Hydrochlorothiazide

HYZAAR* Cp

Valsartan + Hydrochlorothiazide

COTAREG* Cp

Irbésartan + Hydrochlorothiazide

CO-APROVEL* Cp

La prise concomitante d’un antagoniste de l’angiotensine et d’un diurétique hyperkaliémiant ou d’une supplémentation en potassium est contre-indiquée.