Ostéoprotégérine OPG/RANK/RANK-L

Des cytokines interviennent, à côté de la calcitonine, la parathormone et la vitamine D, dans la modulation de la balance activité ostéogénique et activité ostéoclasique.

Le récepteur RANK ( receptor activator of nuclear factor kappa B) est présent à la surface des ostéoclastes et appartient à la famille des récepteurs au TNF. L’agoniste de ce récepteur RANK est le RANK-L (RANK-ligand), protéine exprimée et libérée par les ostéoblastes et par les lymphocytes T.

L’activation du récepteur RANK induit la maturation et l’activation des ostéoclastes et provoque une résorption osseuse contribuant à l’apparition de l’ostéoporose.

L’ostéoprotégérine, appelée OPG, également sécrétée par les ostéoblastes, est une protéine soluble qui joue le rôle de récepteur-piège pour le RANK-L (c’est-à-dire que RANK-L se fixe à OPG et est ainsi neutralisé).

Expérimentalement l’OPG, administrée en injection, réduit la résorption osseuse et est donc susceptible de réduire la perte osseuse et l’ostéoporose.

Des essais cliniques de l’OPG sont en cours mais on ne sait pas encore quelle place pourra avoir l’OPG dans le traitement de l’ostéoporose.

Le dénosumab est un anticorps monoclonal dirigé contre le RANK-linag, en cours d’étude.

Il faut noter que la concentration d’ostéoprotégérine plasmatique s’élève au cours du vieillissement, chez les personnes bien portantes et plus encore chez les ostéoporotiques. Elle s’élève durablement après infarctus du myocarde et cette élévation est un facteur de mauvais pronostic. Cette augmentation est-elle une réaction de défense avec des conséquences bénéfiques ou un simple témoin de l’activation de réactions de type immuno-inflammatoire ?

Remarque : L’estradiol protège indubitablement contre le développement de l’ostéoporose post-ménopausique. Des molécules comme le raloxifène, classé parmi les SERM ou selective estrogen receptor modulators, ont également un effet bénéfique sur l’os. Voir : Estrogènes.

Voir aussi Bisphosphonates.

Inhibiteurs de la cathepsine K :

La cathsepine K est une cystéine protéase présente dans les ostéoclastes qui en milieu acide dissout le collagène de type 1, principal constituant de la matrice osseuse, ce qui provoque une résorption osseuse.

Des inhibiteurs spécifiques de la cathepsine K sont en cours de dévelopmment ; les principaux semblent être l’odanacatib et le balicatib. Il est actuellement difficile de prévoir leur intérêt clinique parmi les autres médicaments antiostéoporotiques.