AVK, warfarin, warfarine, Coumadine et troubles thrombo-emboliques veineux
| Auteur : Pierre Allain |
Date : 1-9-2003 |
Un article
paru dans le NEJM du 14 août 2003 compare l'efficacité
et la tolérance de la warfarine utilisée à
deux posologies différentes pour la prévention
de la maladie thrombo-embolique veineuse : posologie faible
conduisant à un INR compris entre 1,5 et 1,9 et posologie
conventionnelle conduisant à un INR compris entre 2
et 3.
Les résultats : la posologie conventionnelle (INR
entre 2 et 3) s'est montrée plus efficace que la posologie
faible (INR entre 1,5 et 1,9) pour réduire la récurrence
des troubles thrombo-emboliques veineux et ceci, fait important,
sans augmenter les effets indésirables de type saignements.
Conclusion : dans cette indication, la posologie de warfarine
(Coumadine*) doit être adaptée pour obtenir un
INR compris entre 2 et 3.
A posologie faible (INR entre 1,5 et 2), la warfarine est-elle
inefficace ? Non.
Nous avons analysé précédemment un
autre travail paru dans un précédent numéro
du NEJM (10 avril 2003) concernant l'utilisation de la warfarine
à posologie faible dans la prévention de la
maladie thrombo-embolique veineuse. Cette étude, menée
comparativement à un placebo, montrait l'efficacité
de la warfarine à dose faible sans toutefois démontrer
que la posologie faible était plus intéressante
que la posologie conventionnelle.
La dernière étude, août 2003, montre
les avantages de la warfarine à posologie conventionnelle
(INR entre 2 et 3) sur la posologie faible (INR entre 1,5
et 1,9 ) dans la prévention des thromboses veineuses.
Voir aussi : Antivitamines
K ou AVK
Additif :
Prévention de la récurrence des troubles thrombo-emboliques
veineux chez les cancéreux AVK ou héparine de
bas poids moléculaire ?
La prévention de la récurrence de troubles
thrombo-emboliques veineux est plus difficile chez les cancéreux
que chez la plupart des autres malades pour diverses raisons
: mauvais état général, thrombocytopénie,
interactions médicamenteuses, saignements etc..
Un article
du NEJM du10 juillet 2003 compare chez des cancéreux
l'efficacité et la tolérance d'un traitement
anticoagulant classique (daltéparine pendant une semaine
et AVK pendant 6 mois visant un INR à 2,5) au traitement
par daltéparine seule pendant 6 mois.
Résultats : la daltéparine (Fragmine*) seule
est apparue plus efficace que le traitement classique sans
que la mortalité ne soit changée.
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