JASMINE*, drospirénone + éthinyl estradiol
| Auteur : Pierre Allain |
Date : 15-9-2002 |
La Jasmine* est une association estro-progestative contraceptive
composée d'éthinyl estradiol, 30µg, et
d'un nouveau progestatif, la drospirénone, 3mg, par
comprimé.
C'est une association monophasique, c'est-à-dire que
tous les comprimés, il y en a 21 par boîte, contiennent
la même quantité de produit actif, contrairement
aux associations biphasiques et triphasiques. Elle vient d'être
commercialisée en France mais était déjà
commercialisée dans certains pays européens
depuis un ou deux ans. Les brevets concernant la drospirénone
ont été déposés en 1978.
La formule chimique de la drospirénone ressemble à
celle de la canrénone, métabolite actif de la
spironolactone et antagoniste de l'aldostérone.

Les propriétés pharmacologiques de la drospirénone
sont les suivantes :
- effet progestatif comme la progestérone
- effet antiandrogène mais beaucoup plus faible que
celui de la cyprotérone
- effet antialdostérone = antiminéralocorticoïde,
mais moindre que celui de la spironolactone.
Elle n'a pas d'effet de type estrogénique ni de type
glucocorticoïde.
Voir Associations
estroprogestatives et Minéralocorticoïdes
: Aldostérone et Antagonistes.
L'efficacité contraceptive de Jasmine* est, d'après
les études, assez semblable à celle des autres
estroprogestatifs. Dans certaines circonstances, elle pourrait
avoir un avantage sur certaines autres pilules
- par son effet antiandrogène dans l'acné
et la séborrhée
- par son effet antiminéralocorticoïde ou diurétique
: en réduisant la rétention d'eau et peut-être
en favorisant une légère diminution de poids.
Les précautions d'emploi et contre-indications de
Jasmine* sont les mêmes que celles des autres estroprogestatifs,
notamment en ce qui concerne le risque de thromboses. Il y
a actuellement une controverse en Hollande entre des médecins
et le laboratoire pharmaceutique concernant la fréquence
des troubles thromboemboliques sous Jasmine. Voir Dutch
GPs warned against new contraceptive pill.
En attendant d'autres précisions, il faut rester extrêmement
attentif au risque thromboembolique car, même si sa
fréquence est faible, sa gravité peut être
extrême.
|