Heureusement qu'il y a des vétérinaires
| Auteur : Pierre Allain |
Date : 9-1-2012 |
J'ai été très heureux d'apprendre que là où on manque de
médecins on allait faire appel aux vétérinaires pour soigner les malades (de
l'espèce humaine). Cela ne m’étonne pas, il était courant dans les fermes de
voir, lorsque le vétérinaire avait fini de soigner les bêtes, les paysans lui
demander son avis sur leur propre état de santé. D'ailleurs, qui peut mieux
qu'un vétérinaire prescrire un remède de cheval. A l’inverse, j'ai autrefois
remplacé un médecin très réputé pour soigner les chiens et un autre qui était
propharmacien et il y avait dans le coffre de sa 2 chevaux un stock de médicaments
pour parer aux diverses éventualités (en
ce temps-là on faisait beaucoup de visites à domicile). Les professionnels de
santé sont interchangeables. Ainsi on
peut s'adresser à un vétérinaire pour un accouchement et faire appel (car il
faut se déplacer) à une sage-femme, un médecin ou un pharmacien pour un vêlage
ou un poulinage difficile, dans tous les cas il ne s’agit que de parturition.
Pendant que les vétérinaires s’occuperont des malades, les officines de
toilettage pour chiens prendront en charge la santé du
chien. Enfin lorsque le pharmacien vaquera à ses nouvelles occupations, vaccinations,
prélèvements, analyses médicales, et que son officine se confondra totalement
avec un supermarché, pour assurer la vente des médicaments, Leclerc pourra lui
venir en aide. Pour le moment les médecins ont d’autres préoccupations, ils
vont devenir « performants », la Sécurité Sociale ayant remplacé les
visiteurs médicaux pour leur éducation. Et puis en dernier recours penser aux
pompiers qui sont les plus rapides.
Mais il n'y a pas que des déserts médicaux, il y en a
d'autres, l'Assemblée Nationale par exemple. Quand les députés sont trop épars
on pourrait remplacer les absents par quelques désœuvrés qui traînent dans les
rues de Paris, ils auraient peut-être des
idées. Mais les députés ne sont pas comme les médecins, ils sont
irremplaçables.
Revenons à nos moutons, même si dans certains domaines comme
celui de la recherche et de la biologie le fait d’être médecin, pharmacien,
vétérinaire ou autre importe assez peu, dans la pratique quotidienne :
chacun son métier et les vaches seront bien gardées.
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