La co-commercialisation, est-elle utile ou encombrante ?
| Auteur : Pierre Allain |
Date : 27-4-2009 |
La co-commercialisation consiste en la commercialisation simultanée et concertée par 2 laboratoires pharmaceutiques du même principe actif sous des noms de spécialités différents. C'est une pratique ancienne et assez courante qui maintenant s'étend aux associations de médicaments. C'est ainsi que l'association énalapril et lercanidipine est co-commercialisée sous les noms de Lercapress* et Zanextra*, avec chacun 2 dosages. Si, par ailleurs, on compte les génériques, l'énalapril est présent dans 78 spécialités, soit 4 pages dans le Répertoire de l'Afssaps !
Quel est l'intérêt de la co-commercialisation ? Pour le malade et le médecin, je n'en vois aucun.
En ce qui concerne les génériques, leur foisonnement démontre que la réglementation permettant leur commercialisation est perverse.
Pour tenter d'échapper à cette situation inextricable que rien ne justifie, le médecin peut prescrire en DCI, dénomination commune internationale, mais ceci ne résout pas le problème car le malade, souvent une personne âgée, pourra se voir délivrer par le pharmacien pour une même prescription une boîte différente à chaque renouvellement.
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