Cuivre - Effets
Le cuivre intervient
dans de nombreuses réactions enzymatiques, notamment celles
qui impliquent une oxydoréduction. Le potentiel d'oxydoréduction
E° pour la réaction suivante est de 0,150 volt :
Le cuivre intervient
:
- dans la respiration
cellulaire comme constituant de la cytochrome c oxydase
- dans les réactions
radicalaires comme constituant de la superoxyde dismutase
- dans l'activité
de diverses enzymes impliquées dans de nombreuses biotransformations
: phénylalanine oxydase (phénylalanine ®
tyrosine), dopamine ß-hydroxylase (dopamine ®
noradrénaline), mono-amine oxydases qui tranforment les
mono-amines en aldéhydes (R-CH2-NH2
®
R-CHO), histaminase qui dégrade l'histamine, lysyl-oxydase
qui, par désamination oxydative des résidus lysine et hydroxylysine,
intervient dans la formation de l'élastine et du collagène
des tissus (vaisseaux, cartilages osseux, peau, etc.), amidases
qui interviennent dans la synthèse de neuropeptides.
La céruloplasmine intervient
comme transporteur du cuivre et comme catalyseur de l'oxydation
du fer ferreux (Fe2+)
en fer ferrique (Fe3+).
Cette activité ferroxydasique favorise la captation du fer
par la transferrine et l'utilisation du fer dans la synthèse
de l'hémoglobine. Ceci explique qu'une déficience en cuivre
puisse entraîner une anémie. Un ensemble de données
concordantes montre que chez l'animal une déficience en cuivre
augmente le risque d'apparition de troubles cardiovasculaires
secondaires à des lésions athéromateuses et qu'une supplémentation
en cuivre ralentit l'évolution des troubles. On ne dispose
pas d'études similaires chez l'homme. Des observations de carence
en cuivre chez le prématuré ont été publiées. Chez l'adulte,
la déficience, qui est rarement observée, pourrait être à
l'origine de certaines anémies. L'absence d'une déficience
franche ne signifie pas pour autant que l'apport soit optimum.
Extrait de "Les
médicaments" 3ème édition - P. Allain
avec mise à jour Mars 2006 par P. Allain |