Drôle de temps sur les sartans?

Une méta-analyse, publiée dans le Lancet Oncology du 14 juin 2010, aboutit à la conclusion que les inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II, les  » sartans », en pratique dans le cas présent le telmisartan, utilisés pendant au moins 1 an, ont par rapport au placebo augmenté le risque de cancer, certes très faiblement mais d’une manière statistiquement significative.

Selon la FDA, deux essais cliniques appelés ROADMAP et ORIENT destinés à évaluer les effets cardiovasculaires de l’olmésartan versus placebo chez des diabétiques de type 2 ont conduit à des résultats opposés à ceux qui étaient attendus, c’est-à-dire à une augmentation de la mortalité d’origine cardiovasculaire.

Ces résultats demandent à être confirmés ou infirmés mais permettent cependant de penser que les effets des sartans ou de certains sartans, qu’ils soient bénéfiques ou indésirables, sont assez modestes  et que leur prescription préventive contre des « facteurs » de risque plus ou moins bien établis mérite d’être pesée.

Pour en savoir plus, voir pharmacologie des inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *